Bibi au Japon 2005

lundi, novembre 07, 2005

Hakone

Il y a bien un lieu touristique que l'on peut faire sans pour autant aimer marcher. Jambes cassées, entorses ou personnes âgées, pas de soucis, Hakone est fait pour vous. C'est le lieu des transports mais cela vous vous en rendrez compte en lisant la suite de ce sujet.

Hakone est une région située entre le mont Fuji et la mer. Les principaux sommets sont: le Kami yama (1438m), le Komaga take (1327m) et le Futago yama (1991m). Au cours de son histoire, la région, traversée par le Tokaido, devint d'une importance stratégique en raison de la barrière douanière que constituait Hakone. Cette région, intensément volcanique, regorge d'onsens et a su développer ses potentiels touristiques par de nombreuse stations thermales. L'histoire de la région est liée également à la ville de d'Odawara dont le château fut assiégé par Hideyoshi Toyotomi à la fin du XVIe siècle. Actuellement, c'est l'une des destinations préférées des japonais notamment à cause de la très belle vue que l'on a du mont Fuji par temps clair et des nombreux onsens. Depuis l'ère Meiji, les onsens d'Hakone sont réputés être les plus beaux et les plus luxueux du japon.
L'autre intérêt de Hakone est son artisanat traditionnel et unique appelé Hakone yosegizaiku qui s'apparente à la marqueterie mais dont le procédé technique diffère de ceux que l'on trouve ailleurs. Cet artisanat de bois consiste à assembler divers bois indigènes (d'essences différentes) afin d'en faire des dessins géométriques.

Après cette intermède, je reparle de ma journée. Je suis parti sous une belle même très belle journée mais un peu en retard sur mes prévisions. Ce n'est pas en se levant à 9h00 que j'aborde cette journée dans les meilleures conditions. Mais bon je suis en vacances donc je fais comme je veux et c'est cela le vrai plaisir.

9h45 devant le quai de la gare, je me prépare sans le savoir à passer une journée dans les transports. Fatigue en perspective. Pour rejoindre Hakone il faut quand même pas loin de 2h00.

Nouvelle station avec panneau solaire en toiture. Très classe et design.


Arrivé à Hakone, nous devons pour rejoindre Owaku-dani (région de fumeroles) prendre un train de montagne qui a la particularité pour monter de faire un trajet qui ressemble à l'ascension de l'Alpe d'Huez. Le plus de ce train qui est lent, c'est que l'on peut voir de beau paysage. J'apparente ce train plus comme une attraction de 30 minutes que comme un moyen de locomotion.

Voici un petit croquis pour comprendre comment on monte la pente.


Après le train, on a le droit au funiculaire (moyen de transport mû par câbles et destiné à gravir de fortes pentes ) qui est bien entendu encore plus lent et qui va nous emmener vers le téléphériques. C'est encore pour moi une petite attraction avec encore de beau paysages et cela dure 20 bonnes minutes


3ème attraction, le téléphérique qui nous amène à destination de Owaku-dani " La grande vallée des eaux bouillonnantes". Là aussi, on a droit à de jolies paysages.


Ses montagnes sont les restes effondrés, il y a plus de 30 siècles, d'un immense volcan qui garde une activité résiduelle. Les fumerolles (émission de gaz provenant d'un volcan) et les sources chaudes en témoignent. Les sources chaudes alimentent directement les "onzen", bains chauds situés à l'intérieur des hôtels.

Les fumerolles et les sources bouillantes occupent tout un pan de montagne que les Japonais essayent de stabiliser pour exploiter le soufre et les eaux chaudes.
L'attraction la plus populaire est la dégustation des "kouroï tamago", les œufs noirs. C'est par douze douzaines que des œufs blancs comme neige sont plongés dans les eaux bouillonnantes pour ressortir au bout de dix minutes cuits et noirs.
Malheureusement, je n'ai pas pue les goûter comme je n'ai pas pue approcher les sources chaudes par manque de temps. Donc sitôt arrivé sitôt reparti.

Je résume, il est déjà si ma mémoire est bonne 14h00 et je n'ai pas encore marché autre que pour aller de station à station. Train, train de montagne, funiculaire et téléphérique sont les premiers modes de transport que j'ai pris mais ce n'est pas encore fini.


Maintenant, je redescends en téléphérique direction le Lac Ashi. On peut voir le changement de couleurs des arbres en cette période d'automne. C'est superbe de voir toutes ces couleurs dans la nature.


Me voici arrivé au Lac Ashi. Jolie paysage ou il et agréable de ce promener. Sur le lac, j'aperçois quelques barques, je décide donc d'aller comme eux faire un petit tour sur ce lac. Là encore, je prends un moyen de transport pour me balader.


Après 30 minutes de rameur pour la modique somme de 35 Frs, je me suis mis à la recherche d'un restaurant pour manger car vue l'heure, mon estomac me faisait comprendre qu'il était temps de penser un peu à lui (15h00).


Soba (je ne sais plus quoi:)


Katsudon


Une fois le repas englouti, je me suis dirigé vers l'accueil pour prendre le bateau vue ci-dessous. Il y avait un départ à 16h20, et vue que vers 17h00 en montagne il commence à faire nuit, et bien pour pouvoir voir le paysage, il était tout naturel que je prenne le bateau de cet horaire. Cela me laissé 40 minutes pour me balader dans les environs. Et oui, il est déjà 15h30, et je ne me suis même pas encore balader à pied. La balade fut courte car pour pouvoir profiter des alentours, il est utile de faire de petite randonnée de 1h30 heures (allé-retour). N'ayant encore pas le temps, je me suis juste promener dans le petit parc qui longe le lac.


Voici une des personnes qui m'accompagne et qui me sert de photographe lors de mes excursions.
C'est la seule photo que vous verrez de cette personne.


Moi dans les toilettes.


Me voila prêts pour une balade en bateau qui durera environ 20 minutes.


Torii


Petite galerie photo de moi.
Désolé, c'est une étape obligé de chaque sujet. Si vous ne voulez pas la voir et bien il y a la molette de la souris pour un défilement rapide de la page.


Me voila arrivé à bon port. Comme vous pouvez le constater, il fait déjà nuit ce qui signifie que la journée est fini pour moi. Il y avait bien un temple, et une vue superbe sur le mont Fuji en grimpant la petite montagne faisant face au lac, mais je n'avais encore et toujours pas le temps.
Pour rejoindre mon chez moi, je devais encore prendre le bus jusqu'à Odawara et ensuite le train.

Torii se trouvant juste devant l'arrêt du bus.


Pour récapituler pour ceux qui n'ont pas eu le courage de lire cet article, j'ai passé ma journée dans les transports ce qui me laisse un sentiment mitigé. D'une coté j'ai vue beaucoup de paysage, d'un autre coté j'ai l'impression de n'avoir rien fait ce qui n'est pas faux non plus.
je vais donc vous découper ma journée par étape.

  • départ 9h45
  • Train
  • Train de montagne
  • Funiculaire
  • Téléphérique
  • Arret à Owaku-dani (15mnutes)
  • Téléphérique
  • Barque
  • Repas
  • Promenade 40 minutes (la seule de la journée)
  • Bateau
  • Bus
  • Train
  • Arrivé à 20h15

jeudi, novembre 03, 2005

Daikanyama : le casual haut de gamme.

La petite gare de Daikanyama est le reflet du quartier et de ses boutiques, encastrée entre les habitations traditionnelles. Les boutiques sont elles-mêmes de vieilles maisons japonaises trans-formées en magasins, comme la boutique Okura dont la marque de vêtements, Arigato, est directement inspirée du style traditionnel japonais : indigo très pur, encens, tabi ou chaussures-chaussettes des ouvriers de chantiers… Vous trouverez à Daikanyama des con-cepts uniques comme le magasin de chaussures Foot Soldier de la marque Bathing Ape, la boutique Silas, Styles by Adidas, Otsuka Tigers (perdue entre les vieilles maisons), Hollywood Ranch Market ou Evisya Tailor.
source: http://www.jipango.com/

Sinon c'est un quartier très riche à 1 station de la gare de Shibuya dans lequel il n'est pas rare de voir des porches et autres voitures de luxe. On aime à si promener surtout qu'il y a un petit parc qui nous offre un joli panorama de tokyo. C'est Le rendez vous de tout les chien looker ;) et de leurs maîtres.

voici une petite galerie de photos qui je l'espère vous comblera de bonheur (la je dis n'importe quoi mais au moins cela comble la partie texte de ce sujet dans lequel je n'ai pas grand chose à dire malheureusement car c'est un quartier que j'apprécie avec beaucoup de boutiques de fringues que j'aime mais trop cher pour moi).

Gare de Daikanyama.


Mignon petit chien.


Et une Porche une.


Boutique J.P. Gaultier


Café expresso roulant: pas mauvais en plus.


Payer pour tenir une pancarte.


Jolie Ambassade d'Égypte.



Je mange salement quand même non?


Petite galerie de photos de moi pour les parents.
J'ai vraiment l'aire de ma la péter comme cela et pourtant ce n'est pas le cas, juste que je jouais des expressions de visage.


Panorama sur Tokyo que l'on voit pas trés bien à cause de la végétation.

mercredi, novembre 02, 2005

Tokyo Disneyland

Tokyo Disneyland est le premier parc Disney construit en dehors des États-Unis, ouvert en 1983. Le parc se situe dans le complexe Tokyo Disney Resort. Il copie principalement le Magic Kingdom dont il reprend le plan (inspiré de Disneyland) et le château de Cendrillon. Mais les ajouts successifs depuis l'ouverture ont gommé un peu les ressemblances. Un élément particulier est l'absence d'un train ceinturant le parc, celui-ci ne fait que le tour d'Adventureland et de Westernland.



La période de fin octobre et la période de la fête d'halloween. Pour cet événement, le parc c'est mis au couleur d'halloween. Il y même eu un changement de décor dans la maison hanté qui au lieu de faire peur faisait KAWAIII = mignon.


Connaissant l'attirance des japonais pour le monde de Disney, je ne voulais pas y aller le week-end car il doit y avoir un monde fou. Donc j'ai attendu une journée en semaine qu'il fasse soleil chose pas très facile à trouver à la fin octobre. Mais le vendredi dernier, il y avait tout: soleil et chaleur.
Me voila donc parti pour une journée de promenade dans le monde merveilleux de Disney mdr. Qu'elle fut pas ma surprise quand j'ai vue une foule immense dans le parc et pourtant ce n'est pas jour férié ou vacances scolaire et pourtant il y avait un nombre incalculable de mômes avec leurs parents. C'est à ce demander si je ne me suis pas trompé de jour LoL. Pire ce n'est pas possible, la preuve en image.


Oui, les japonais aiment le monde Disney et il le montre. Je ne sais pas si c'est pareil en France, mais je doute fortement que les adultes portent ce genre de choses sur la tête. Il y a bien une chose qu'il faut reconnaître, c'est que dans la plupart des cas cela leur va plutôt bien.


Regarder les mains ;)


La patience est la qualité première dans ce genre de parc. Les fils d'attentes pour chaque attraction est au minimum de 110 minutes et peuvent atteindre 160 minutes. Mais le plus ahurissant c'est les fils d'attente pour acheter du Pop-corn. Il faut facilement attendre 15 minutes au minimum pour être servis en Pop-corn. la raison est qu'il y a beaucoup de lieu de vente de Pop-corn avec pour chacun une boite collector et un goût différent.


Dans la journée, j'ai du faire environ 8 attractions ce qui est dans ces conditions plus que correct.

Petit tour en avion.
Ca doute le tournis si on ne regarde pas l'horizon lointain.



La maison hanté au parfum d'halloween.


Moi faisant du Sudoku pendant les 2 heures de queue.


Mon attraction préféré avec Buzz et Space montain.


Et voici le résultat qui est du plus belle effet.


Spectacle avec comme thème, halloween bien sur.


Deuxième spectacle: la parade de rêve.
Avec ces jolies fées on peut dire que c'est comme dans un rêve.


Pour la famille, petites photos de moi.


Le manège enchanté: dieu que c'est romantique.


Me voici avec Mickey et Mini.


La Parade électrique.


Vue du château de cendrillon de jour comme de nuit.

jeudi, octobre 27, 2005

Yakiniku: Viande grillé.

On continue avec la gastronomie. N'ayant pu faire qu'un seul barbecue au japon (très bon souvenir), et bien je suis allé dans un restaurant style barbecue. C'est ce que l'on appelle le Yakiniku, littéralement "viande grillée" originaire de Corée.

Yakiniku est généralement servi avec bibimba et kimuchi, des mets coréens.
Bibimba est une portion de riz placée dans un bol et surmontée de morceaux de légumes et de viande émincée.
Kimuchi est du chou chinois et des concombres baignant dans une sauce "salade" très épicée.

Ce n'est pas de la haute cuisine, mais comme déjà dit dans la news précédentes, la viande coûte cher donc quitte à dépenser de l'argent, autant le faire au restaurant. J'ai bien aimé le style de se restaurant même si l'inspection sanitaire française aurait depuis longtemps fermé ce restaurant qui ne brille pas par sa propreté. C'est ce que je remarque souvent dans les petits restaurants, un manque de propreté. Mais la différence c'est que le personnel est très soigneux et qu'il fait très bien son travail et toujours avec le sourire et chose importante, la cuisine est très bonne.

Shabu Shabu: fondue japonaise.

Le Shabu Shabu coûte un certain prix, surtout comparé au prix des autres restaurants au japon. Mais ayant vue une publicité dans le train disant qu'il y avait 50% de réduction sur les menus de cette enseigne faisant du Shabu Shabu, et bien j'y suis allé avec l'appétit au ventre. Le mieux c'est qu'il y a un de ces restaurant à 50m de chez moi :). Je n'ai pas était décu et cela fait du bien de manger du Boeuf car ici ça coûte cher, très cher (mini. 300 frs kg, maxi 2000frs le kg).
L'accueil a été très bien, digne d'un restaurant japonais ce qui veut dire rien mais absolument rien à voir avec un restaurant français. Pour avoir le même service, il faut payer en France plus de 100 euros le repas. Nous avons eu plusieurs demoiselles vêtus de kimono qui étaient au petit soins pour nous. Elles même, nous mettaient la viande et légumes dans le bouillon chaud du moins pour commencer notre repas, ensuite c'est à nous de continuer sur leur lancé.


Le terme "shabu" est dérivé du bruissement que font les baguettes qui s'agitent dans le bouillon. On pourrait le répertorier dans la catégorie des fondues.
C'est le plat des réunions populaires comme pour la fondue européenne. Tous les ingrédients sont disposés sur un grand plateau. Avec les baguettes, on choisit ce que l'on veut prendre et on le plonge quelques secondes dans le bouillon chaud. On le trempe ensuite dans une sauce bien relevée avant de le manger.

Au Japon, on utilise habituellement un plat mongol spécifique mais on peut utiliser à défaut, un wok électrique ou un caquelon à fondue.
Contrairement aux autres services japonais, ici on ne présente pas un petit bol de riz à côté "normalement". On attend d'avoir mangé toute la viande et les légumes et on plonge ensuite dans le bouillon des nouilles. On verse ensuite les nouilles et le bouillon dans de petits bols pour chaque convive.
Ambiance très japonaise


Attente des plats. Je fini ma partie de Suhoku :)


Sauce relevée au sésame et daikon (Goma-dare) et une autre sauce ???


Boeuf, champignonS, choux légumes etc...

mardi, octobre 25, 2005

Temple Sengaku-ji ou l'histoire des 47 Rônins "Akô Gishi"

L’histoire des 47 Rônins s’inscrit au sein de la culture japonaise comme l’un des contes les plus éloquents en matière de code d’honneur. Ce récit populaire, basé sur des faits réels, est l’illustration saisissante d’une coutume morale et radicale, celle du seppuku.

L’époque Edo, qui dure de 1603 à 1868, est régie par une dynastie de 15 shôguns issus de la famille TOKUGAWA. Le code d’honneur des samouraïs (ou "Bushido"; littéralement, la "voie du soldat ") édicte des règles précises, parmi lesquelles le mépris de la mort ou le contrôle de soi. C’est également l’époque où le seppuku, forme de suicide rituel, est plus que jamais ancré dans les mœurs. C’est dans ce contexte particulier que va se dérouler la fameuse et sanglante histoire des 47 rônins.

Le shôgun de l'époque est Tokugawa Tsunayoshi. L'empereur vient d'envoyer à Edo, auprès de lui, trois ambassadeurs afin qu'ils parlent en son nom. Afin de les recevoir comme ils le méritent, étant donné leur rang, on confia les préparatifs à deux grands seigneurs de l'époque. L'un d'eux était Asano Naganori, un très riche seigneur, à qui fut confié la direction de la cérémonie. Il déclina l'offre en arguant son ignorance en matière d'étiquette de la cour. Après plusieurs pressions de la part des autres seigneurs, il accepta à la condition d'être aidé du maître de cérémonie officiel Kira Yoshihisa.

La coutume voulait que l'on offre un cadeau à un fonctionnaire lorsqu'on lui demandait un service. On conseilla donc à Asano de ne pas être avare envers le vieux courtisan. Mais Asano avait été élevé dans le principe droit du conficuanisme et refusait de donner à un fonctionnaire de l'État plus de cadeaux que son rang n'en méritait. C'était, selon lui, le devoir de Kira de lui donner les informations nécessaires. Malheureusement, Asano ne connaissait pas les usages d'Edo, ni la mentalité corrompue des grands de l'époque. Il ne donna qu'un présent symbolique à kira. Celui-ci le prit très mal et se rendit indisponible pour Asano.

Vient le jour de la rencontre avec les ambassadeurs. Asano, ignorant tout du protocole, demande en désespoir de cause conseil auprès de Kira. Le vieux maître de cérémonie ne daigne pas l’aider. Pire, il l’humilie publiquement, le traitant comme un irresponsable. Le jeune seigneur commet alors une première erreur: il dégaine son sabre. Le vieillard appelle à l’aide et reçoit un coup qui le blesse jusqu’au sang.

L’accident est évidemment vite rapporté à TOKUGAWA. Asano vient de commettre le double impair de retirer son arme et d’en faire usage au sein du palais du Shôgun.

La sentence est rapidement prononcée. Pour la gravité de ses actes, Asano doit se faire seppuku. Les terres qu’il possède sont saisies par les autorités. Pour les soldats qu’il commandait, deux solutions se présentent: suivre leur maître dans la mort, c'est-à-dire pratiquer le junshi, ou rester en vie et subir les railleries du peuple, leur reprochant leur manque de courage.

Parmi les 300 vassaux d’Asano, 47 choisissent cette dernière solution: ils seront désormais des rônins, c'est-à-dire des samouraïs sans maître et sans ressources, mais animés par la ferme et secrète intention de venger leur maître. Ainsi, pendant près de deux ans, les guerriers font mine de mener une existence normale, endurant les insultes et les railleries.

Pourtant, durant ces longs mois, les rônins mettent secrètement au point l’attaque qui leur permettra de prendre leur revanche sur Kira - ce que l'on appelle le gishi, le devoir de vengeance.

Une nuit, le 14 décembre 1702, alors que tout le monde les a oubliés, ils surgissent devant la maison du vieil homme. Ils passent à l’attaque et se livrent à un véritable massacre, exécutant sans retenue les employés et les soldats qu’ils rencontrent. Ils mettent finalement la main sur Kira, caché sous une pile de linge. Ils lui accordent le droit à une mort digne, en se faisant seppuku. Il vient à peine d'exprimer son refus lorsque le chef des rônins lui tranche la tête. Un sort réservé aux hommes de petite envergure.

Les 46 rônins ayant survécu à l’assaut se rendent ensuite sur la tombe de leur maître et y déposent la tête de Kira; puis ils se constituent prisonniers auprès des autorités. Leur geste est bientôt salué par la population et par le Shôgun lui-même. Le Conseil qui les juge doit réfléchir à une punition adéquate, car ils doivent à la fois se prononcer sur un acte de bravoure et sur un crime qu’il ne faut pas laisser impuni, ne serait-ce que pour donner l’exemple.

Le jugement est rendu le 1er février 1703: en tant que samouraïs, ils doivent subir une mort digne, à l’image de leur conduite. Ils reçoivent ainsi l’ordre de se faire seppuku. Ils acceptent le châtiment et se donnent la mort le 4 février.

La cérémonie se déroule dans la dignité. Préparés depuis l’enfance à accomplir ce geste, les rônins sont bientôt célébrés par le peuple qui leur offre une sépulture spéciale. Seul le plus jeune d’entre eux, âgé de 15 ans, est épargné. Il honorera la mémoire de ses camarades jusqu’à sa mort, à 81 ans.

Aujourd’hui encore, la mort des 47 rônins est commémorée tous les 14 décembre. A Tokyo se déroule une parade qui mène jusqu’au temple Sengaku-ji, où sont enterrés les samouraïs.

Entrée du Temple.


Cour intérieure.


Puit ou les rônins lavèrent la tête de Kira avant de la montrer à leur seigneur Asano.


Les tombes des rônins. Leurs noms et ages y ont été gravés.


Explication des termes suivant:

Rōnins étaient des samourais sans maître.

Après la période Sengoku (1467-1568), l'image des samourais se dégrada, et ils furent considérés comme des mercenaires à la solde de leurs maîtres. C'est à cette époque que le nombre de rōnins augmenta. Les rōnins combattaient pour leurs idéaux. On leur associait souvent l'image du preux chevalier. Nombre d'entre eux devinrent des prêtres bouddhistes errants (Komuso), vivant d'aumônes.

Seppuku ou argotiquement Hara-kiri est un suicide rituel et honorable d'origine japonaise. Traditionnellement, il se fait dans un temple en s'ouvrant l'abdomen avec un Tanto (sabre le plus court), ce qui libère l'âme. La forme traditionnelle consiste en une ouverture de haut en bas et une dans la largeur. Il existe une version moins honorable (et moins douloureuse) dans laquelle un ami (kaizoe ou kaizoe-nin) coupe la tête pour une mort instantanée.
Le hara-kiri était traditionnellement utilisé en dernier recours lorsqu'un guerrier estimait un ordre de son maître immoral et refusait de l'exécuter. C'était aussi une façon de se repentir d'un péché impardonnable, commis volontairement ou par accident. Plus près de nous, le seppuku subsiste encore comme une manière exceptionnelle de racheter ses fautes, mais aussi pour se laver d'un échec personnel.
En japonais, hara kiri est un terme argotique — littéralement, « ouvrir le ventre ». Le terme correct pour un suicide honorable est seppuku (désincarnation).

Junshi est le treme utilisé pour un seppuku de groupe chez les samouraïs, qui par leur mort, rendaient hommage à leur maître en le suivant par-delà l'épreuve de la mort. Le Junshi est donc également le signe du dévouement.

lundi, octobre 24, 2005

Nikko 日光 - 1ère partie.

Le temps n'étant pas très clément en ce moment au japon, j'ai tout de même décidé quoi qu'il arrive que j'irais à Nikko qu'il vente ou qu'il pleuve ce samedi. Mais moi malin comme je suis, j'ai été sur le site de la météo au japon pour y regarder la météo et savoir si ça ira. Oh miracle, il est écrit qu'il ne pleuvrai pas avec 10% de chance pour que la pluie ne s'invite à mon voyage. Et bien la chance étant à mes coté ce samedi en question, la pluie c'est effectivement invitée.

Le temps n'est pas tout vous me direz, mais il a son importance vue qu'il faut 3 heures de trajet en train pour y aller. Donc j'aurais aimé qu'il y ai un minimum de soleil quand même. Mais assez parlé de moi, parlons plutôt de Nikko.

Distant d'environ 140 km de Tokyo vers le nord, Nikko est situé au pied des montagnes, au milieu de forêts de cryptomerias, de cèdres et de pins. La décoration des temples, riche de couleurs vives et d'une grande liberté d'expression, est unique au Japon

L'histoire de Nikkō en tant que centre religieux remonte au VIIIe siècle. En effet en 766, pendant la période de Nara, Shodo Shonin, moine bouddhiste d'exception, se dirigeant vers le mont Nantai, traversa un fleuve, le Daiya, et fonda le premier temple à Nikko.
Des siècles plus tard cette ville devint un centre bouddhique puis shintoïste, très renommé, que le seigneur Tokugawa Ieyasu choisit pour son mausolée.
Ce shogun fut le premier de la grande lignée. C'est lui qui ayant unifié le pays, prépara si bien sa succession, que ses héritiers gardèrent le pouvoir pendant les 250 années qui suivirent sa mort.
En effet, lorsque son petit-fils Iemitsu fit construire le Toshogu en 1634, pour son aïeul, il voulut illustrer, à l'intention de ses rivaux, la richesse et la puissance du clan Tokugawa. Depuis lors, Nikko, dont le nom signifie « Lumière du Soleil »,est synonyme de splendeur.


Shinkyo Bridge.

Ce pont en bois laqué de rouge, juste à gauche du pont routier, enjambe le Daiya à l'endroit ou Shodo Shonin le traversa sur le dos de deux énormes serpents, selon la légende. Le pont d'origine, construit en 1636 pour l'usage exclusif du Shogun et des messagers impériaux, fut détruit par une inondation. Le pont actuel date de 1907 et est actuellement en fin de réparation du à des fissures.



Temple Rinno-ji.

Le premier temple fondé à Nikko par Shodo Shonin, en 766, fut d'abord nommé Shihonryu-ji; lorsque l'école Tendai s'y installa, au XVIIe siècle, il fut rebaptisé. Le Sanbutsu-do (Temple des trois bouhdas) est le plus grand de Nikko. Les trois éffigies dorées d'Amida, de Senju Kannon (Kannon au mille bras) et de Bato Kannon (Kannon à tête de cheval), qu'il abrite correspondent aux trois divinités de la montagne du sanctuaire Furatasan. Au delà de cet édifice, le Sorinto, pilier de bronze aux neuf anneaux, qui contient mille volumes de sutra(recueils de préceptes bouddhiques), est un symbole de la paix mondiale. Le musée du trésor et le jardin Shoyoen font partis de ce temple.

Le Sanbatsu-do, au Rinno-ji


Sorinto "pilier de bronze aux neuf anneaux".


Le jardin Shoyoen au Temple Rinno-ji.

Le jardin Shoyoen fut nommé par un savant confucianiste "adepte de la doctrine de Confucius (sage philosophe chinois)" Issai Satoh (1772-1859), date de l'époque Edo. Avec le style circulaire, il permet aux visiteurs de faire une promenade autour de l'étang et contempler la nature en miniature, munie de ses collines, lacs et rivières. On peut apprécier leur transformations aux quatre saisons typiquement japonaises.

Ce jardin, abrite le musée du trésor (Homotsuden) du Temple Nikko-san Rinnoji. Les patrimoines bouddhiques qui remontent à plus de 1200 ans, dont nombreux sont classée comme trésors ou bien culturels nationaux y sont présentés au public.

L'automne approche, et ça ce voit.
Désolé pour le nombre important de photos du parc, mais j'adore les parcs.


Une pose s'impose



Le Tosho-gu.

Tokugawa Iemitsu cherchait à éblouir le peuple lorsqu'il érigea ce sanctuaire mausolée pour son aïeul Ieyasu. Deux années durant, quelque 15 000 artisans venus de tous les coins du Japon travaillèrent pour créer cet ensemble somptueux de style Momoyama. Bien que converti en sanctuaire à la période Meiji, ce lieu a conservé maints éléments bouddhiques, en particulier sa pagode inhabituelle, sa bibliothèque se sutra et sa Niomon (porte). La célèbre sugi-namiki (allée de cèdres) menant à l'enceinte fut plantée par un seigneur du XVIIe siècle, en substitut d'un présent plus opulent.

Torii de granit.


La pagode.
Don d'un Daimyo (seigneur féodale), cette pagode de quatre étages, bâtie en 1650, fut reconstruite en 1818, après un incendie. Chaque niveau représente un élément - la terre, l'eau, le vent et le ciel - dans un ordre ascendant.


La Niomon ou Omotemon.
Elle est gardée par deux Nio terrifiants. La bouche du premier s'ouvre pour prononcer la première lettre du sanscrit (ah); celle du second est fermé, pour prononcer la dernier lettre (un).


L'écurie sacrée.
Des sculptures de trois singes sages décorent ce bâtiment de bois brut ou un cheval est visible plusieurs heures par jour.


La fontaine sacrée
La vasque de granit (1618) est surmontée d'un toit de style chinois.


Les trois entrepôts sacrés.


Le Rinzo.
Il contient des sutra dans une structure tournante.

Le Rinzo à gauche, entrepôts sacrés à droite.


Direction la porte Yomeimon.



Tour de Tambour.


Tour de Cloche.


La Yomeimon.
Abondamment décorée d'animaux et de fleurs, cette porte contient un imperfection voulue: les ornement de l'un de ses douze piliers sont à l'envers.


Photos prises dans l'enceinte.


À droite de l'entrée sont empilées des barriques de sake, offrandes aux dieux.


Shômen Karamon "entrée du haiden"


Vue du Haiden derrière la porte Karamon.


Mariage traditionnel dans le sanctuaire.



Sanctuaire Futura-san.

Fondé par Shodo Shonin en 782, le Futura-san, dédié aux dieux des monts Nantai (mâle), Nyotai (femelle) et Taro (leur enfant) constitue, en fait, le sanctuaire principal d'un groupe de trois; les deux autres se trouvent prés du lac Chuzen-ji (j'y reviendrai par la suite) et sur le mont Nantai.
Le Torii de bronze fait partie du patrimoine national. Encore plus intéressante est la grande lanterne de bronze qui, dit-on, prenait la nuit la forme d'un monstre. Les entailles qu'elle porte furent faites par le sabre d'un samouraï terrifié.

Torii


Jeu ou l'on doit lancer 3 anneaux en corde pour avoir de la chance en amour, amitié, santé et argent.
Moi j'ai mis réussi à mettre dans amour et argent, donc à moi la fortune et à moi les femmes.



Le taiyuin-byo.

Achevé en 1653, ce sanctuaire constitue le mausolée de Tokugawa Iemitsu (1603-1651), petits fils d'Ieyasu et troisième shogun, qui ferma le Japon au commerce étranger pendant deux siècles. Taiyuin fut son nom posthume. Serti dans un bois de cèdres japonais, le Taiyuin-byo possède des portes ornées marquant les étapes de l'accès au Haiden (sanctuaire) et au Honden (sanctuaire intérieur). Les cendres du Shogun sont pieusement conservées au delà de la sixième et dernière porte.

La Nitenmon
Quatre statues de gardiens occupent les niches de cette structure.


Komoku ou Jikoku devant.


Le dieu rouge du tonnerre et le dieu vert du vent derrière.


La tour de cloche.
Cette structure ainsi que la tour de tambour ne sont plus utilisées. Le tambour était associé à la naissance, la cloche à la mort.


La Yashamon.
la troisième porte, aux dorures magnifiques, qui contient quatre statues de Yasha, féroce esprit de gardien, et des fleurs sculptées, est aussi baptisé Botanmon ou "porte des pivoines".


Pas de photo pour illustrer la suite du Taiyuin-byo mais voici ce que l'on trouve derrière ces portes.
  • La karamon: ensemble de sculpture délicates, s'orne d'un couple de grues
  • L'Haiden: Décorée de sculptures de dragons, cette porte s'orne également de célèbres peintures de lions de l'école de Kano. L'extérieur est paré de laque noir et or.
  • Le Honden: il contient un autel bouddhique doré portant une statue de bois de Iemitsu.
  • La Kokamon: Cette porte de style chinois de la dynastie Ming, fermée au public, jouxte le chemin qui mène au tombeau d'Iemitsu.
Pour finir avec première partie de journée, voici qui était via Wikipédia les personnages cité si dessus.
Tokugawa Ieyasu
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokugawa_Ieyasu
Tokugawa Iemitsu
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokugawa_Iemitsu

Nikko 日光 - 2ème partie.

Vous avez pu remarquer lors de votre lecture de la 1ère partie que ma journée à Nikko ne c'était pas trop mal passé, mais voila qu'après avoir visité sanctuaires et temples, j'avais décidé d'aller faire un tour vers le lac Chuzen-ji au Nikko National Park (magnifique parc qui englobe le Tosho-gu et qui est surtout constitué d'un plateau volcanique constellé de lacs, de chute d'eau, de sources chaudes et de marécages). Mal m'en a pris.

Après avoir fini la 1ère partie, il devait être 15h50. A ce moment, j'aurais du me douter que la suite de la journée ne sentirait pas bon. A l'arrêt du Bus qui devait nous transporter au lac Chuzen-ji, le tableau horaires indiqué 1 bus toutes les heures soit un bus à 15h40 et 16h40. Pas de chance, j'ai du attendre 50 minutes le bus et étant un peu fatigué je n'ai pas bougé de l'arrêt du bus et j'ai passé mon temps à boire du café au lait chaud.



En y regardant bien, je me disais qu'avec ce temps je ne verrais pas grand chose vue la brume qui n'avez pas quitté les montagnes de la journée mais je voulais voir les feuilles rougeâtre de la foret refléter sur le lac. Je suis un doux rêveur.


Le bus arrive à l'heure. Pour arriver au lac Chuzen-ji, nous devons empreinter les virages en épingle à cheveu d'Irohazaka, qui débutent à Umagaeshi, endroit ou les pélerins devaient abandonner leur monture pour continuer à pied. A Akechidaira, situé à mi-chemin, on bénéficie normalement par temps clair d'une superbe vue du Nantai, qui domine le lac.
Chose que je n'avais absolument pas prévu, c'est que le bus mettrai environ 1 heure pour faire le trajet ce qui nous fait arriver à 17h30. Et au japon, à quelle heure il fait nuit, je vous pose la question? Et bien vers 18h00, mais comme nous sommes en altitude, et bien quand j'ai posé un pied à terre, il faisait nuit noir.
Torii de nuit.


J'ai été heureux d'attendre 1 heure le car, de faire une heure de trajet me coûtant au passage 8 euros pour ne pas voir la chute d'eau de Kegon et le lac Chuzen-ji. Mais je vais vous montrer quand même les photos que j'ai prises.
Lac Chuzen-ji.
Ne vous y trompez pas, l'appareil à capté toute la lumière possible car normalement il fait nuit noire.


Chutes de Kegon vue de nuit.
Baptisées ainsi en référence au principe bouddhique d'unité de l'univers. Elle tombe de 96m jusqu'à la rivière Daya.


Photo que j'aurais du normalement prendre. Ça change.


Donc voici quelques photos de la route principale. Comme à cet endroit, il y avait de la lumière, et bien j'en ai profité pour immortalisé ma venu au lac.


Après avoir passé un peu plus d'une demie heure, j'ai décidé de rentrer à la maison. Par chance, j'ai réussi à prendre le car qui venait juste de quitter la station en lui faisant des signes de la main. A cet instant je viens de gagner une heure d'attente, ce qui n'est pas négligeable. Mais je l'ai perdu en attente à la gare de Nikko malheureusement.

Je vais maintenant vous énumérer en chiffres ma journée avant de laisser place à quelques autres photos.

Départ d'Omori 8h30 et retour à Omori 23h30.
15 heures au total que je découpe ainsi:
  • 8 heures de transport 6 en trains et 2 en car.
  • 2 heures d'attente.
  • 5 heures de promenade dont 1 heure sous la pluie.
Soulagé de rentrer.


Dégustation d'Onigiri au thon.


Carte qui m'a bien fait marré. Vous avez compris pourquoi???
un indice Another Sta.

vendredi, octobre 21, 2005

Nishikigoi ou Koï

Photos prisent dans le Inokashira Koen"parc" à Kichijoji.


Historique :
Les Koïs sont des descendantes des carpes communes, Cyprinus Carpio. De L'Europe de l'Est et de la Perse natale, la carpe fut introduite en Europe, en Amérique du nord, en Amérique du sud, en Asie et dans d’autres parties du monde comme une denrée dans le commerce de la nourriture.

Selon le livre du Dr Takeo Kuroki : « Manual to Nishikigoi » le mot Koï fut utilisé pour la première fois il y a 2500 ans en Chine. Le roi Shoko de Ro présenta un poisson au fils de Confucius, né en 533 AC. Le poisson resta l’un des sujets principaux de l’art chinois, et certains riches élevaient des carpes dans des étangs près des résidences, pour le plaisir des yeux.


Bien que l’apparition de taches colorées puissent être le résultat d’une mutation naturelle survenue en Chine, les Japonais sont connut pour être les créateurs des Nishikigoi, Joyaux Vivants.


Les Japonais furent, cependant, les premiers à exploiter et développer ces mutations naturelles. Au début, Les cultivateurs de riz les élevaient pour les manger, mais quelque part entre 1820 et 1830, il commencèrent à élever et croiser des espèces pour des raisons esthétiques. Les fermiers conservaient les poissons les plus colorés comme animaux de compagnie, pour le plaisir des yeux. La création d’espèces de différentes couleurs étendit leur renommée et petit à petit les Koïs furent admirer par un nombre croissant de japonais. Mais celui qui étendit cela à l’ensemble du pays c’est l’empereur Hirohito qui en 1914 choisi de mettre des Koïs dans les douves du palais Impérial.

Les carpes sauvages étaient appelées Koïs par les Japonais et ce terme fut repris pour les carpes colorées. Le terme Nishikigoi fut donné à ces « carpes Koïs colorées » au court de la deuxième guerre mondiale. Aujourd’hui on les appèlent simplement Koï et c’est sous cette appellation que leur mode s’est étendue au reste du monde. Le terme Nishikigoi est utilisé de manière plus formelle. Beaucoup de Japonais assimileront le terme Nishikigoi dans un texte au terme Koïs que nous employons.


Caractéristiques :
La carpe Koï peut mesurer jusqu'à 90 centimètres pour les plus gros spécimens. Sachant que la taille est fonction des conditions de vie (espace, qualité de l’eau…) Elle se décline en une multitude de sous-espèces qui se combinent et rendent chaque poisson unique. Aujourd’hui on compte plus de 100 différents types de Koïs.

On parle parfois de l’age vénérable des Kois; en générales elles vivent entre 25 et 35 ans, mais parfois elles dépassent les 100 ans voir les 200 ans. Les plus belles carpes font l'objet de concours, et les plus cotées peuvent alors valoir plusieurs millier d’Euros.


Source: http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=News&file=print&sid=837
A cette page vous pourrez lire l'histoire de d'Hanako, carpe qui a vécu 215 ans.